JENNIFER CAUBET Née à Tonneins en 1982
vit et travaille à Aubervilliers (banlieue Parisienne).
Représentée par la galerie Jousse Entreprise
Jennifer Caubet développe un travail de réflexion sur, dans et autour de l’espace, à travers la sculpture, l’installation et le dessin. Les formes et les lignes qu'elle déploie, rejoue ou pose dans les espaces qu’elle traverse, inaugurent le lieu de l’œuvre et de l’exposition comme des territoires de relations non seulement construits mais à construire.
Son travail a été présenté dans des expositions personnelles et collectives aux Centre Wallonie Bruxelles Paris, à la Maréchalerie de Versailles, à la BF15 de Lyon, à la Kunsthalle de Bâle, au Chalet Society, aux Instants Chavirés, lors du festival le Nouveau Printemps à Toulouse, à la biennale d'anglet au CAPC ainsi qu’à la galerie Jousse Entreprise. Elle a été invitée dans de nombreux programmes de résidence comme la Christoph Merian Foundation, le vent des forêts, le centre d’art des Tanneries, le CIRVA (Centre international du verre et des arts plastiques) à Marseille et les atelier des Arques.
Ses œuvres font partie de grandes collections privées et publiques comme Lafayette Anticipations - Fonds de dotation Famille Moulin, le Centre national des arts plastiques - CNAP, le FRAC Occitanie – Montpellier, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Frac MECA Nouvelle Aquitaine.Elle fut en 2024 lauréate du prix art-collector.
Au croisement du dessin et de la sculpture, Jennifer Caubet déploie des réseaux de lignes à la surface de feuilles de papiers ou dans l’espace sous forme de dispositifs à la fois concrets et abstraits. Le passage de la deuxième à la troisième dimension se conçoit aisément chez elle, le dessin dérivant du dessein, c’est-à-dire d’un projet et d’un plan que l’on peut comprendre comme autant de tentatives d’emprise sur l’espace. Ici, le dessin/dessein se fait écriture de et dans l’espace.
Aussi, empruntant leurs vocabulaires et leurs outils aux domaines de la cartographie et de la topographie, les dessins qu’elle réalise fonctionnent comme des matrices ou des partitions pouvant être activées sous forme d’installations dans des lieux déterminés. Dans les sculptures de Jennifer Caubet, l’outil de traçage et de mesure est poussé à une dimension architecturale. Il devient un élément structurant de l’espace qui à la fois le délimite, l’habite ou le pointe. Ses ensembles sculpturaux entre outil, machine et architecture proposent des formes d’appropriation et de stratégie d’occupation. Dans sa pratique de la sculpture et du dessin, Jennifer Caubet fait se rencontrer un imaginaire guerrier, de conquête de territoire et l’objet même de l’arme avec des formes d’élégance et d’abstraite qui laisse place au corps et à la projection libre du spectateur. Il s’agit ici de rejouer par l’art des relations de pouvoir et de puissance pour les redonner à chacun, chacune. Jennifer Caubet s’approprie des états de choses d’ores et déjà paramétrés et identifiés, pour inventer ses propres « cartes », des tracés originaux et subjectifs aux multiples entrées. Elle tend à configurer des « enclaves disponibles », des capacités d’agencement nous permettant de questionner notre rapport au monde. Du plan au volume, il s’agit toujours de réseaux de lignes, de coordonnées et de trajectoires spatiales, à la fois réelles et imaginaires, paramétrant l’espace et exprimant diverses manières d’ « être-au-monde »
